| Le SCFP 1983 compte dans ses rangs plus de 3600
membres dont les 3000 chauffeurs et chauffeuses à la
conduite des 1550 autobus qui assurent le service de
transport en commun du grand Montréal, 365 jours par
année, sept jours sur sept, 24 heures sur 24.
Annuellement, sur l’île de Montréal, les chauffeurs
assurent le service de 185 lignes et parcourent plus
de 72,000,000 de kilomètres. |
La Ville de Montréal tient des audiences ce soir et demain
sur la pertinence de permettre le virage à droite au feu
rouge (VDFR) sur l’île de Montréal. Les auditions se
tiendront à l’hôtel de ville, ce soir pour les individus et
demain pour les groupes qui veulent se faire entendre. Le
SCFP 1983, le syndicat qui représente les chauffeurs
d'autobus, opérateurs de métro et employés des services
connexes au transport de la STM est un de ces groupes et il
s’oppose farouchement au VDFR.
Dans le mémoire qu’ils déposeront demain aux autorités
municipales, les représentants syndicaux du SCFP 1983
identifient pas moins de «six situations à risque». Les
employés de la STM restent «profondément convaincus que
l’implantation du VDFR amènera beaucoup plus d’inconvénients
que d’avantages» et que «le VDFR sera […] une source de
conflits permanents avec les différents usagers de la
route».
Le président du syndicat, Claude Benoît, considère que «la
sécurité de tous les citoyens devrait être la première
priorité de la Ville de Montréal dans ce dossier». Pour lui,
le VDFR ne fera que compliquer le travail des chauffeurs
urbains qui doivent déjà composer avec des automobilistes de
plus en plus pressés et impatients, des cyclistes, des
amateurs de planche à roulette, de patins à roues alignées
et des piétons souvent téméraires.
Les chauffeurs rappellent également qu’il n’existe que trois
possibilités pour situer un arrêt d’autobus à une
intersection, soit 1) placer l’arrêt à plusieurs dizaines de
mètres de l’intersection, 2) le placer au coin de la rue, ou
3) de l’autre côté de l’intersection (far side).
Présentement, la plupart des arrêts se trouvent au coin des
rues, le plus proche possible de l’intersection, ce qui
apparaît comme la solution optimale.
Le premier cas de figure, soit l’arrêt situé à bonne
distance de l’intersection, a déjà été à peu près éliminé à
Montréal, à la suite de recommandations du coroner à
l’ancienne STCUM (aujourd’hui STM). Quant aux deux autres
emplacements possibles, les chauffeurs estiment que
l’autorisation du VDFR mettra en péril la sécurité des
usagers de la route, en plus de nuire à l’objectif poursuivi
par le législateur, soit une meilleure fluidité de la
circulation.
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